Ramsay
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C'EST L'HISTOIRE D'UN HOMME, C'EST L'HISTOIRE D'UN PHOTOGRAPHE, c'est l'histoire d'un oeil qui a su capter l'imaginaire du sport, ces moments fugaces où l'athlète n'appartient plus uniquement à sa discipline, mais où l'émotion de l'instant s'inscrit dans le bonheur de l'aventure vécue. Franck Seguin est bien plus qu'un simple photographe?; il est un conteur visuel qui, à travers son objectif, a su capturer l'essence même du sport et de ses acteurs.
Chaque cliché qu'il prend transcende la simple performance athlétique pour devenir un témoignage intemporel des émotions humaines, des instants où l'effort, la joie, la douleur et le triomphe se confondent pour créer une histoire universelle. Celle de l'expérience humaine. Il ne se contente pas de figer l'instant?; il le magnifie, le rend presque palpable, comme si le spectateur pouvait sentir l'adrénaline, entendre les acclamations, vivre le moment. Ses photographies sont autant d'invitations au voyage, vers un univers où chaque image raconte une émotion. Que ce soit sur une piste d'athlétisme, dans les profondeurs sous-marines, autour d'une piscine ou lors de la réalisation d'un portrait, Franck Seguin saisit ces instants
fugaces où l'athlète se libère de sa discipline pour devenir une expression pure de l'émotion humaine. Son oeuvre est une célébration de l'esprit sportif, mais aussi un hommage à la beauté du moment vécu. Un Regard de Sport unique. -
Retrouvez les codes emblématiques de la marque Chanel, tous inventés par Mademoiselle, et sans cesse réinterprètes par les créateurs maison, et notamment par son génial successeur Karl Lagerfeld.
Le tailleur, le camélia, la beauté´ , la joaillerie, la petite robe noire, tels sont les 5 thèmes présentés dans ce livre conçu par les Éditions Ramsay : 5 codes éternels qui identifient la marque, 5 comme le n°5, parfum-emblème de Chanel.
Photographies des modèles anciens ou contemporains, documents, dessins et photos de Karl Lagerfeld, photographies inédites des pièces rares du Conservatoire Chanel...
L'iconographie de cet ouvrage révèle dans une éblouissante mise en image cette histoire magique qui lie la création d'aujourd'hui aux plus belles innovations de Coco Chanel. -
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La publicité a commencé avec l'affiche. Entre 1890 et 1940, l'affiche a été une oeuvre artistique essentielle. Elle a traversé différents genres : Art Nouveau, Modernisme, Art Déco... Ce livre n'a pas l'ambition d'une encyclopédie ni la prétention d'un ouvrage académique. L'auteur souhaite simplement partager les oeuvres de Mucha, Chéret, Cappiello, tant d'autres affichistes renommés... et aussi celles de formidables artistes dont l'histoire n'a pas retenu le nom. L'ouvrage s'intéresse également à l'approche sociétale. L'affiche est en effet le témoin de son époque : nouveaux moyens de locomotion, nouveaux loisirs, révolution alimentaire, industrialisation des spectacles... Le livre permet de découvrir la France d'il y a cent ans telle qu'elle était vraiment, avec ses fantasmes, ses stéréotypes et ses préjugés. Une France qui pensait fort différemment de celle d'aujourd'hui.
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L'album présente pour la première fois les archives mode de Georges Dambier, reflètant le chic parisien des années 50, l'allure très « couture » faite de rigueur, d'élégance, de qualité, mais aussi d'invention, de gaité et de liberté. Chaque image sera créditée du nom du mannequin, du modèle présenté et de la griffe du créateur ou du couturier (Dior, Chanel, Balenciaga, Givenchy, Balmain). Il s'agira ainsi d'un authentique document sur la mode parisienne des années 5O, capitale de la création et du luxe .
Un portrait-interview de Georges Dambier réalisé par Danièle Bott et Nicole lamson introduira le porte-folio. Personnalités, lieux ou rencontres insolites - celui qui a présenté Vadim à Brigitte Bardot, photographié le mariage de Rita Hayworth et d'Ali Khan, suivi Jean Cocteau pendant le Festival de Cannes, rêvé sur la beauté juvénile de Catherine Deneuve et de Françoise Dorléac, etc. témoignera de l'air du temps des fifties ! Un monde débridé, passionnant, joyeux, et inventif.
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Un parcours visuel autour de cet accessoire universel : hier attribut de pouvoir religieux ou royal, gage d'amour, le gant reste symbole de luxe et de raffinement , mais aussi un formidable outil de protection, voire de substitution à la main.
Nicolas Descottes a photographié des gants de toutes les époques, selon un même schéma de composition graphique.
Cet accessoire universel montre un univers foisonnant de créativité : hier attribut de pouvoir religieux ou royal, gage de raffinement, il devient aussi un formidable outil de protection, voire de substitution à la main.
Nicolas Descottes a puisé dans les archives des gantiers et des plus grandes maisons de haute couture, Hermès, Balenciaga, Chanel, Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Christian Dior, John Galliano, Thierry Mugler, Martin Margiela, Givenchy, Lanvin, Paco Rabanne, Jean-Charles de Castelbajac, Courrèges, Azzedine Alaïa. qui débordent de raffinement et de créativité envers cet accessoire du luxe.
Les musées ont ouvert leurs collections : le musée Galliera, le musée Olympique de Lausanne, le musée de l'Armée, le musée du Gant de Millau, le musée du Château de Fontainebleau, le musée de la Renaissance, le musée de L'Air et de l'Espace. Tous conservent des pièces historiques spectaculaires.
Le photographe a également sélectionné toutes les autres sortes de gants. Les gants de sportifs (escrime, boxe, pelote basque, base-ball, moto, cyclisme, football, bobsleigh, cricket.) sont présents à travers des gants originaux et chargés d'émotion. Les gants industriels sont aussi fascinants qu'intrigants par leur formes et leurs prouesses technologiques ; gant de cosmonaute, gant exosquelette pour calquer à distance les gestes d'un opérateur, gant à ultrasons donnant une carte tactile de l'environnement.
Loin d'une démarche chronologique ou thématique, la présentation du livre privilégie les rapprochements visuels et renforce ainsi la charge symbolique de chaque gant présenté.
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Portraits d'artistes : Si la photo est bonne
Patrick Ullmann
- Ramsay
- Photographie
- 4 Novembre 2024
- 9782812204630
Dans un éblouissement prémonitoire, j'eus la vision de mon destin. Je vivrais à l'Olympia, y passerais toutes mes soirées à écouter et admirer les artistes qui viendraient s'y produire. Je dis à mon père, sans forfanterie : «?Ici, un jour,?ce sera chez moi?! ». Son rêve s'est accompli. Les portes du monde de la chanson se sont ouvertes. Parallèlement, à l'invitation des Coquatrix, Patrick Ullmann installe son studio et son laboratoire sous la scène même de l'Olympia. Pendant trente ans, il y photographie tous les artistes de la chanson et du music-hall, français et internationaux, qui s'y produisent.
Il crée des pochettes de disques et affiches de concert pour Claude Nougaro, Maxime Le Forestier, Renaud, Bernard Lavilliers, Aznavour, Jean-Roger Caussimon, Mouloudji, Pia Colombo, Jean Ferrat, Barbara... -
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Philippe Siméon nous ouvre donc ses 49 Portes symboliques, au rythme d'une cadence infernale aux sonorités apocalyptiques, qui scandent une marche en 52 tableaux emblématiques, alignés sous nos yeux afin de nous alerter pour échapper à l'humaine fatalité ou, tout simplement, pour se préparer à tous y mourir en martyrs.
Vision qui se donne d'autant mieux à percevoir, qu'elle s'offre à voir en autant de magnifiques illustrations allusives. À nous de saluer cette voix qui s'élève, et de la répercuter du ponant au levant ! Bien conscients, avec Balthasar Gracián, que « Tous ceux qui voient n'ont pas les yeux ouverts, ni tous ceux qui regardent ne voient ». ...
Oui, c'est là un ouvrage à conserver dans sa bibliothèque, pour l'ouvrir quand, comme dans les temps présents, se ferme l'Homme sur lui-même... et s'enferme dans la Discorde.
De longue date épris d'écriture poétique et philosophique, Philippe Siméon en a fait son intime priorité. Activiste culturel et artistique, il a été le fondateur et/ou membre du conseil de diverses et nombreuses associations & ONG internationales dans le domaine de la culture et de l'éducation. Avec deux diplômes d'études supérieures en philosophie et en littératures étrangères, de la Sorbonne à l'École pratique des Hautes Études, de l'École du Louvre aux séminaires de théologie, sa préséance a été de développer des projets culturels en France comme à l'étranger, mais, homme de lettres avant tout, il se consacre depuis 10 ans à la compilation de ses nombreux écrits. -
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Norbert Saada est un producteur franco-tunisien né en 1938. Après des débuts dans le commerce, puis en tant que danseur lors des folles nuits de danseur dans le Saint Germain des Prés du début des années60, il est engagé par Eddy Barclay en tant que Directeur arOsOque. Il veille alors sur les carriEn 1978 il crée sur sa propre structure et signe de nombreux succès commerciaux qui l'amènent à collaborer avec UGC. ères de Jacques Brel, Charles Aznavour, Dalida, Hugues Aufray, OOs Redding, Aretha Franklin... Après quelques années dans son propre label indépendant avec France Gall, Gilles Dreux, Sco] Walker et Nicole Croisille, il se lance dans le cinéma avec Sergio Léone qui l'iniOe au méOer de producteur. Mon nom est personne et Un génie deux associés une cloche le font triompher. Il s'associe ensuite avec Alain Delon et ils produisent ensemble Monsieur Klein, chef d'oeuvre. Norbert Saada devient un incontournable du cinéma et sort des ?lms cultes pendant vingt ans: Mort d'un pourri, L'entourloupe, Espion lève-toi, Le quart d'heure américain, L'addiOon, On ne meurt que deux fois, Le prix du danger, La vie dissolue de Gérard Floque, C'est arrivé près de chez vous... En 1978 il crée sur sa propre structure et signe de nombreux succès commerciaux qui l'amènent à collaborer avec UGC. Chevalier des Arts et Le]res Chevalier de l'Ordre NaOonal du Mérite Membre de la commission de classi?caOon des ?lms de 1986 à 2013
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En 1957, Claude Chabrol et Éric Rohmer ne sont encore que critiques aux Cahiers du cinéma, dont ils sont deux des collaborateurs les plus éminents. Ils défendent vigoureusement la fameuse « politique des auteurs » et, à ce titre, obligent les cinéphiles à prendre en considération l'oeuvre d'un cinéaste jusqu'alors réputé « commercial » : Alfred Hitchcock. Ce livre est ainsi le premier ouvrage au monde consacré à Hitchcock : malgré quarante-cinq films déjà réalisés, Hitchcock est encore boudé des historiens du cinéma et de la critique. Éric Rohmer et Claude Chabrol se livrent à une étude détaillée pour démontrer, film après film, qu'Hitchcock est « l'un des plus grands inventeurs de formes de toute l'histoire du cinéma ». Bien avant Sueurs froides, La Mort aux trousses, Psychose ou Les Oiseaux, Chabrol et Rohmer montrent et démontrent à quel point le style d'Hitchcock est singulier et génial, capable de « dépouiller les personnages et de les plonger dans l'univers abstrait de leurs passions ». Enthousiastes, combatifs, démonstratifs, ils ouvraient avec ce livre une fameuse brèche !
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Écrits sur le cinéma français ; Louis Delluc
Pierre Lherminier
- Ramsay Illustre
- Poche Cinema
- 26 Novembre 2008
- 9782841149858
Poète, romancier, journaliste, homme de théâtre, Louis Delluc (1890-1924) a longtemps méprisé le cinéma. Converti en 1916 à l'« art du muet » par sa compagne, l'actrice
Eve Francis, il découvre les films de Chaplin, Fairbanks, puis Forfaiture de Cecil B. De Mille. Pionnier de la critique, puis cinéaste, il occupe une grande place dans l'histoire du
cinéma français, dont il est comme l'initiateur et le découvreur. Le plus célèbre prix du cinéma français porte son nom.
Ce livre réunit l'essentiel des textes de Louis Delluc sur le cinéma français, souvent exigeants, polémiques, sévères, ce qui associe Delluc aux futurs grands pamphlétaires de la critique, comme François Truffaut ou Jean-Luc Godard, dont il partage le goût du paradoxe et le style engagé. C'est là une forme d'histoire d'amour aussi tumultueuse que féconde. Mais ce qui frappe toujours, dans ces textes, est leur intelligence et leur caractère visionnaire. Pierre Lherminier resitue ces textes dans leur contexte biographique et historique.
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La Grande Guerre au cinéma ; de la gloire à la mémoire
Laurent Véray
- Ramsay Illustre
- 11 Octobre 2022
- 9782841149926
14-18, la Grande Guerre reste l'événement matrice du XXe siècle, dont l'ampleur et les conséquences ont été considérables. De plus, décennie après décennie, la présence de la guerre de 14 au sein de la société française, loin de diminuer, s'est au contraire accrue. Le conflit, le plus long et le plus meurtrier que l'Europe ait jamais connu, est devenu la métaphore des horreurs du siècle dans son ensemble.
Cela, le cinéma l'illustre sans doute mieux qu'aucun autre art et qu'aucun autre récit. En témoignent des centaines de bandes tournées sur le front, la popularité du « cinéma aux armées », puis les milliers de films, documentaires mais surtout de fiction, réalisés en 90 ans. On trouve là de grands classiques, patriotiques comme J'accuse d'Abel Gance, pacifistes, Les Croix de bois de Raymond Bernard, et des films critiques, tel Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick qui, en 1957, marque une inflexion profonde dans la représentation de la guerre, ou des oeuvres contemporaines, soulignant la présence de plus en plus vive de 14-18 dans la mémoire française : Capitaine Conan de Bertrand Tavernier, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet... -
« Depuis que j'ai 16 ans, l'image est en moi, comme un complément de cette musique que je rêve de faire et que je fais déjà, l'image me poursuit et me parle et me guide. Peut-être que c'est venu beaucoup plus tôt, quand un Brownie Flash carré de chez Kodak fit son apparition pour ce Noël de mes neuf ou dix ans. Une histoire d'amour, quelque chose qui s'installe à jamais sans que vous le sachiez. Tout est dans le regard et surtout dans cette envie que vous pouvez avoir de regarder, de chercher l'impalpable, le caché derrière, la lumière qui frôle sans trop éclairer, mais qui souligne, embellit, creuse et définit les ombres. Pour moi l'image et donc la photographie est écriture, aussi touchante et émouvante que quelques notes de musique qui font pleurer ou sourire, quelques lignes de mots qui restent dans la tête parce que de leur présence est venue la réflexion ou l'émotion ou les larmes ou les éclats de rire. Des années à me trimballer partout des drôles de machines pour emprisonner les images, si encombrantes que parfois le plaisir semblait absent du voyage jusqu'au moment où l'image était là grâce à la fameuse machine. J'en aurai fixé sur pellicules quand elles existaient encore au quotidien des ciels de toutes couleurs, faits de dégradés et de presque nuits, de soleils tout au bord des abîmes d'horizons lointains, de nuages dont les formes me rappelaient les jeux de mon enfance où chacun essayait d'expliquer à l'autre ce qu'il voyait dans les stratus ou les cumulus. Si j'aime les ciels, j'aime autant les gens, les gestes, les attitudes, les visages et les corps, et parfois les faiblesses comme celle de ce vieux monsieur juste en face de Santiago de Cuba s'apprêtant tout doucement à aller se baigner aidé par peut-être son petit-fils. Chaque fois, j'étais heureux parce que je savais que l'image était belle et surtout parce que j'avais le sentiment que je n'avais pas dérangé et que ma petite intrusion dans leur intimité était beaucoup plus admiration, que voyeurisme. Tout est prétexte à photo, des reflets de ciels tourmentés dans un pare-brise au lever du jour jusqu'au Mont St Michel décalqué sur le toit d'une voiture au tout début de la nuit...Quand on aime regarder, on trouve mille raisons d'emprisonner l'instant et l'endroit et la lumière et ces petits rien du temps qui passe, mais restera toujours là pour nous grâce à l'image emprisonnée à jamais pour qu'on s'en souvienne et que chaque émotion autour d'elle nous dise encore une fois je suis là... » Nicolas Peyrac Cet ouvrage présente plus de 200 photos illustrant l'amour de Nicolas Peyrac pour cet art de restituer l'émotion du monde.
Elles sont accompagnées par un texte de l'artiste exprimant sa volonté de transmettre comme dans ses chansons l'émotion et le rêve à ses lecteurs. -
Quel est le point commun entre le cuirassé potemkine, frankensiein, viridiana et helzapoppin ? ces grands classiques, ado kyrou les revisite et les transcende avec admiration ou colère, avec humour ou audace.
Toujours avec érudition, il bouscule l'établissement des genres, chamboule la hiérarchie des acteurs, fait l'éloge de films mineurs. mais il se plan aussi à rendre un vibrant hommage à greta garbo, " l'idole ", à marlène dietrich, à gêne tierney et bien sûr à la magique, à la magnétique, louise brooks. quant à l'incontournable bunuel, il n'est autre à ses yeux que " l'homme, le torrent, le fauve, qui a prouvé que le surréalisme peut et doit exister au cinéma ".
Après avoir fondé l'age du cinéma, ado kyrou rejoint en 1953 la revue positif. c'est contre les cahiers du cinéma, contre un certain françois truffaut, défenseur de la nouvelle vague, qu'il s'engage passionnément avec ses amis. ces chasseurs de rêves éveillés sont en quête d'un cinéma qui " coupe l'oeil comme le rasoir du chien andalou pour atteindre ce qui, dans l'homme, cherche perpétuellement sa liberté ".
Une autre querelle des anciens et des modernes est née, qui alimenta pendant des décennies les gazettes des cinéphiles. le surréalisme d'ado kyrou est l'enfant de dada, comme celui d'andré breton et de benjamin péret. du merveilleux à l'expressionnisme allemand, de la force sublimée des films d'amour au cinéma russe révolutionnaire, l'auteur nous transmet, non sans ardeur, un apport théorique remarquable.
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À trente-cinq ans, Evan Hunter, déjà auteur d'un roman à succès (Graine de violence, 1954), se voit confier l'écriture du scénario du nouveau film d'Hitchcock, inspiré d'une nouvelle de Daphné Du Maurier : Les Oiseaux (1963). Passé l'émerveillement à l'idée de travailler avec un réalisateur qu'il admire, Hunter va connaître ses premiers désenchantements : difficulté à boucler la version définitive du texte, atermoiements de Hitch, interventions in extremis de « lecteurs critiques » et parasites divers, scènes peaufinées à force de réécriture qui ne seront jamais tournées. Le baptême du feu est rude mais, même s'il s'achève sur un désaccord majeur entre les deux hommes à propos de la conclusion du film (le dernier mot revient évidemment au cinéaste), Hitch embauche Hunter pour travailler au scénario de son long métrage suivant, Pas de printemps pour Marnie. Cette fois, les divergences de vue qui se font jour dès le début du projet sont fatales à l'écrivain : après avoir mis le point final au scénario, Hunter se voit signifier son licenciement sans préavis : il a osé proposer une version alternative d'une scène de viol qui lui déplaisait mais qui, aux yeux d'Hitchcock, était la raison d'être du film. Ce texte se révèle fascinant à plus d'un titre. C'est d'abord un formidable témoignage de l'intérieur sur la « méthode Hitchcock », à un moment charnièren de sa carrière. Obsédé par l'idée de tourner à nouveau avec Grace Kelly et désireux d'être enfin reconnu comme un artiste et non comme un raconteur d'histoires, Hitchcock oscillait constamment entre rigidité et indécision avec ses collaborateurs. Le ton, encore très amer, de cette expérience ne transforme pour autant jamais le récit en règlement de comptes : il donne à voir, avec un humour toujours caustique, un « Maître du suspense » au naturel, tantôt généreux et émouvant, tantôt capricieux et mesquin... Hunter revient aussi longuement sur des questions filmiques, scénaristiques, prenant le lecteur à témoin de ses choix. En outre, Hunter insère dans son texte plusieurs scènes non filmées ou jamais montées et nous offre donc l'équivalent des « scènes coupées » que l'on trouve en bonus des DVD. Plusieurs textes complètent utilement le récit d'Evan Hunter : Jean-Luc Douin signe la préface du livre et procède à un inventaire commenté des thèmes cinématographiques chers à Hitchcock. Une analyse du film Les Oiseaux par Donald Spoto restitue le film dans la chronologie et l'oeuvre d'Hitchcock, avec une lecture de la mise en scène et du contenu. Une lettre de cinq pages adressée par Hitchcock à Hunter après avoir pris connaissance de sa première mouture du scénario des Oiseaux est retranscrite in extenso. Enfin, un texte, fruit d'un travail de documentation de Pierre Brévignon, commente les rapports de Hitchcok avec les scénaristes.
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La saga musicale des stones s'est construite sur d'innombrables succès, scandales et drames.
Leurs chansons, leurs disques, leurs films, leurs tournées, leurs copains, leurs amours sont racontés dans cette biographie riche en anecdotes et témoignages. retrouvez la véritable story de mick jagger, ange et démon sur scène mais aussi redoutable homme d'affaires, et de keith richards, mille fois mort et ressuscité, créateur des riffs de guitare les plus marquants de la rock music. les auteurs ont tous les deux l'âge de mick jagger et de keith richards, qu'ils suivent professionnellement depuis le début des sixties.
Ils ont déjà signé une trentaine d'ouvrages de référence, dont histoire du rock, l'encyclopédie de la black music, l'âge d'or du rock & roll ou johnny 60 ans.
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Les sorcières de Hollywood ; chasse aux rouges et listes noires
Thomas Wieder
- RAMSAY ILLUSTRE
- 21 Février 2008
- 9782841149278
De la fin des années 1940 au début des années 1960, une chape de plomb s'abat sur Hollywood. Pour la droite américaine, qui s'inquiète depuis l'entre-deux-guerres de la place grandissante qu'y occupent les communistes et leurs sympathisants, l'heure de la revanche a sonné. En faisant de l'anticommunisme l'alpha et l'oméga de la politique américaine, la guerre froide légitime une chasse aux sorcières qui touche peu à peu tous les secteurs dits " sensibles ", de l'administration à l'enseignement en passant par le monde du spectacle. De concert avec le FBI et la Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des représentants, les hommes forts d'Hollywood mettent l'industrie cinématographique au pas. Au total, près de 300 acteurs, réalisateurs et scénaristes sont inquiétés. Les accusations - souvent calomnieuses - fusent de toutes parts, et des listes noires circulent. S'ils veulent renouer avec leur carrière, les proscrits n'ont d'autre choix que de renier haut et fort leurs engagements et, en signe d'allégeance, de donner les noms de leurs (anciens) camarades. Elia Kazan, parmi des dizaines d'autres, fait le choix de la délation. Pour ceux qui refusent de vendre leur âme au diable, la mise au ban est sans appel : dix d'entre eux vont en prison (les " Dix d'Hollywood ", parmi lesquels Dalton Trumbo, le futur réalisateur de Johnny s'en va-t-en guerre), et des dizaines s'exilent au Mexique ou en Europe (Joseph Losey, John Berry, Jules Dassin, etc.). Ceux qui restent aux États-Unis ont la vie dure : de nombreux scénaristes continuent de travailler, mais à des salaires de misère et dans la clandestinité (en recourant à des pseudonymes ou à des prête-noms). Quant aux acteurs et aux réalisateurs, ils doivent bien souvent changer purement et simplement de carrière. La chasse aux sorcières, qui précède l'avènement du sénateur McCarthy (1950) et se poursuit après la mort de celui-ci (1957), ne prend pas fin du jour au lendemain. Dans les années 1960, quelques noms disparus des génériques depuis de longues années réapparaissent sur les écrans, 10% environ. Les plaies sont pourtant loin d'être refermées et les mémoires hollywoodiennes, à travers films et commémorations, n'en finissent pas de revisiter cet entêtant passé.
Depuis " Les Délateurs " de Victor Navasky, publié chez Balland en 1980, aucun livre important et sérieux n'est paru en français sur cet épisode sombre et passionnant de l'histoire du septième art.
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Mademoiselle, vous devriez faire du cinéma
Gene Tierney
- Ramsay
- Poche Cinema
- 19 Septembre 2006
- 9782841148196
Peu d'actrices, peu de stars ont eu une carrière aussi fulgurante que Gene Tierney. Peu de visages ont à ce point ébloui des cinéastes, et quels cinéastes : Josef von Sternberg dans The Shangai Gesture, Ernst Lubitsch dans Le Ciel peut attendre, John Stahl dans Péché Mortel, Joseph L. Mankiewicz dans Le Château du Dragon et L'Aventure de Madame Muir, Otto Preminger surtout dans Laura, Le Mystérieux Docteur Korvo et Mark Dixon Détective. Dans ce livre de mémoires, Gene Tierney (New York, 1920 - Houston, 1991) ne se contente pas de raconter ses heures de gloire. Elle témoigne également de son inquiétude et de cette fragilité qui la rendent si émouvante. En effet, Gene Tierney est sévèrement marquée, en 1955, par une série d'épreuves qui affectent le reste de sa carrière et de sa vie. Elle se sépare de son mari Oleg Cassini et est hospitalisée pour dépression nerveuse, après avoir contracté la rubéole durant une grossesse et mis au monde une petite fille, Daria, aveugle et mentalement attardée. En lisant ce texte particulièrement émouvant, à la fois plein de gratitude et de désarroi, on comprend mieux ce qui pouvait bien se passer derrière ce regard transparent et cette beauté aussi angoissée que limpide, qui fascina tant les plus grands réalisateurs d'Hollywood.
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Jamais peut-être n'avait-on parlé de la singularité juive avec autant d'outrance, de rage, de fierté. Il y a des livres sur les Juifs qui résonnent comme une prière. D'autres qui évoquent une lamentation. Celui-ci, de la première à la dernière ligne, est une imprécation.
« Je suis mort, avec les combattants des Brigades internationales, qui défendaient la cité universitaire de Madrid en 1937, contre les fascistes de Franco. On m'a fusillé au Mont-Valérien en 1944 avec les jeunes Juifs de l'affiche rouge. J'ai été brûlé vif rue Mila pendant la révolte du ghetto de Varsovie en 1943. Pour que mon agonie dure longtemps, j'ai été pendu à une très courte corde dans le camp d'Auschwitz. Et on m'a gazé avec des centaines de milliers d'autres enfants, ce qui a duré moins longtemps. On m'a assassiné à coups de pioche dans un pogrom en Pologne en 1947. Enfin, en tant que sioniste, j'ai été châtié par les policiers de Staline qui m'ont mis une balle dans la tête.
Ce livre est le meilleur article de ma vie. En l'écrivant, à aucun moment je n'ai éprouvé le sentiment d'être un charognard dont le métier consistait, pour l'essentiel, à se goinfrer de la souffrance et de la mort des autres. Car, pour chacune des lignes de ce texte, j'ai versé mon propre sang. Je me suis lacéré la peau pour faire saigner les veines. Je les ai ouvertes avec mes ongles et mes dents afin de retrouver un petit garçon de dix ans qui, baignant dans la vie en rouge (celle du drapeau) et la mystique communiste, croyait alors que les Juifs étaient des hommes comme les autres et que, bien sûr, tous les hommes étaient des Juifs comme les autres.
En saignant, j'ai fait quelques voyages que vous pourriez faire aussi si vous savez regarder et entendre. Dans le ciel passaient des cigognes aux plumes blanches tachées de sang, accomplissant dans un rite immuable, le pèlerinage qui les amenait en Pologne à la fin de l'hiver, et les en faisait repartir à l'automne avec Jérusalem comme parcours obligé. En Pologne, où je les ai suivies, il n'y avait plus rien à voir. Là-bas, il faut écouter. Si vous posez votre oreille contre le sol, vous entendrez les gémissements de centaines de milliers d'enfants juifs qui y sont enfouis. Si le vent se lève, écoutez-le aussi : il portera dans son souffle les mélodies yiddish qui pleurent les villages brûlés et les mères assassinées. »