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En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.
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Roger Vailland, romancier dandy, résistant esthète, aurait cent ans cette année. La republication des écrits de combat de ce témoin majeur des conflits intellectuels et politiques du XXe siècle était devenue une urgence. D'autant plus que le surréalisme est sans doute le mouvement littéraire le plus complexe du XXe français, puisqu'y seront passés tant de jeunes écrivains, y compris Vailland.
Publié au lendemain de la Libération, "Le Surréalisme contre la Révolution" se présente comme un pamphlet contre André Breton, mais il témoigne aussi du parcours individuel de l'auteur, passé de l'hermétisme du Grand jeu à l'athéisme le plus militant. Ainsi, plus qu'un réquisitoire, ce texte est aussi un plaidoyer pour le rationalisme, dans la tradition des Lumières.
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A l'exception notable du Marchand de Venise, le théâtre évite, depuis la Seconde Guerre mondiale, de représenter sur scène un personnage juif et désigné comme tel.
Et lorsqu'il s'y hasarde, il provoque de violentes réactions.
Il fut pourtant une époque où " la question juive " était l'un des sujets de prédilection de la scène française. Des pièces antisémites, consciemment revendiquées ou non, étaient jouées avec un très grand succès dans de nombreux théâtres parisiens. Les critiques se déchaînaient. L'antisémitisme de ce répertoire dramatique était discuté, approuvé ou combattu pour ce qu'il était à l'époque : une opinion politique.
L'antisémitisme ne se cantonnait pas à ces pièces, aujourd'hui tombées dans l'oubli, il contamina l'ensemble de la vie théâtrale des années 1880 à la Seconde Guerre mondiale, exhibant sur scène le " type juif ". Il irrigua aussi
bien le théâtre de boulevard " de droite " que le théâtre d'avant-garde " de gauche ". (Gémier, Lugné-Poe ou Dullin ont contribué à diffuser cette caricature dans le public.
) Certains auteurs dramatiques juifs eux-mêmes ajoutèrent leur voix au concert antisémite. Tous dénoncèrent le " théâtre juif ou enjuivé ", synonyme d'un théâtre médiocre, boulevardier, par opposition au théâtre pur, pauvre, d'avant-garde, aux mains des vrais artistes. Ce volume propose une réflexion autour de quelques textes importants - inédits ou opportunément disparus après-guerre - et d'un cahier photos, sur cette mémoire " confisquée " du théâtre.
Non pour jouer les procureurs mais pour comprendre le rôle et la responsabilité du théâtre dans notre histoire politique.
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Agnès noltenius - pour moi, photographier le ballet de francfort était une manière d'interroger le travail, de disséquer le mouvement, de révéler des détails afin de rendre visible l'invisible.
Ce qui m'intéressait, c'était l'architecture du mouvement. je voulais explorer sa complexité, les formes du corps. c'est vraiment un besoin que j'ai ressenti, un besoin presque physique. c'était un peu comme danser en même temps. william forsythe - c'est un acte collégial, un hommage très important qu'agnès rend à des personnes avec qui elle a travaillé physiquement, qu'elle a connues intimement. ces photographies sont un document qui traite de cette intimité et de ce qu'elle a partagé avec les danseurs pendant plus de dix ans.
Si elle est l'auteur de ces images, tous sont les auteurs musculaires de ce temps.
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23 août 1939 : Hitler et Staline, les deux dictateurs les plus redoutés de la planète, concluent un accord déconcertant.
Si leurs intentions restent incertaines. les effets du pacte germano-soviétique sont, eux, visibles. Et brutaux : huit jours plus tard, l'Allemagne déchaîne la guerre. A l'Est, Polonais, Finlandais, Baltes et Roumains paient dans leur chair le rapprochement des deux puissances totalitaires. Tandis que le pétrole soviétique alimente la Blitzkrieg nazie à l'Ouest. Mais l'effondrement français balaie le scénario communiste d'une guerre longue et épuisante pour les deux camps " impérialistes ".
Dés l'été 1940. Wehrmacht et Armée rouge se retrouvent face à face : dans la partie de poker menteur qui s'engage, le bluff hitlérien prouve - une dernière fois - son efficacité et l'offensive du Reich, le 22 juin 1941, semble prendre Staline à contre-pied. Sans, doute l'ampleur - et les limites - de la collaboration anti-occidentale du Reich et de l'URSS ont-elles fini par émerger des polémiques de la Guerre froide.
Pourtant, si les projets de colonisation raciste du Führer sont avérés, les calculs staliniens n'ont toujours pas fini de susciter l'intérêt des chercheurs, aujourd'hui encore privés de matériaux gisant - peut-être - dans les archives présidentielles de Russie.
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Théâtre populaire, enjeux politiques
Pascal Ory, Chantal Meyer-plantureux
- Complexe
- Le Theatre En Question
- 9 Juin 2006
- 9782804800994
La notion de « Théâtre populaire » a été souvent étudiée du côté des artistes, des théoriciens, jamais dans sa dimension politique. Ce fut pourtant un long combat qui provoqua de nombreuses discussions à l'Assemblée nationale. Des hommes politiques de droite comme de gauche s'affrontèrent : l'État devait-il ou non s'engager, devait-il ou non aider à la création d'un véritable Théâtre populaire en France ? Ce volume se présente sous la forme d'un essai suivi d'une anthologie. Les textes qui la composent ont été choisis pour rendre compte du dialogue souvent houleux qui a existé, de la fin du XIXe au milieu du XXe, entre artistes et hommes politiques.
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De l'Indochine au Maroc, de Tahiti au Sénégal, la France, naguère, a envoyé ses enfants Outre-Mer. De leur côté, des originaires des colonies sont venus vivre en métropole. Durant plusieurs générations, " Blancs " et " indigènes " se sont côtoyés. Pour le meilleur et pour le pire. Au cours de cette période, des relations amoureuses et sexuelles se sont tissées. Le cas le plus fréquent a été celui des unions d'hommes blancs et de femmes colonisées. Plus rarement - et plus récemment - des femmes blanches ont transgressé les tabous en rencontrant des hommes " de couleur ". Quel fut le reflet de ces relations dans la littérature française contemporaine ? Quelles situations ont été imaginées ? Quelles joies? Quels drames ? Quels fantasmes exotiques ou érotiques révèlent-ils ? Certains textes ici regroupés portent des signatures célèbres : Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Pierre Loti, Isabelle Eberhardt, Georges Simenon... D'autres ont été écrits par des auteurs moins connus aujourd'hui, mais qui eurent autrefois leur heure de gloire : Louis-Charles Royer, Pierre Mille, Paul et Victor Margueritte, Paul Vigné d'Octon... Tous cependant ont pour trait commun la recherche de l'Autre, du Divers, de l'Exotique. " Un livre novateur : Alain Ruscio est parti de l'idée que les textes les plus célèbres ne sont pas les seuls lourds de signification. Il n'ignore ni le roman de gare, ni Maupassant, ni Simenon. Sa bibliographie sera désormais incontournable. Bref, il nous donne un vrai livre. "
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Le siècle qui s'étend de 1340 à 1440 a été l'un des plus violents et de, plu, cruels de l'histoire de l'europe.
Mais aussi l'un des plus riches. le, désastres ayant façonné l'occident tout autant chie les progrès. cet ouvrage analyse tous les événements qui ont marqué l'époque en les abordant sous l'angle de l'histoire des mentalité. parmi les grandes crises de cette période, la mémoire collective retient en particulier la grande peste, la guerre de cent ans. la mort de jeanne d'arc au bûcher et la révolte paysanne.
De nombreuses avancées caractérisent également ce siècle une puissante vitalité citadine fait démarrer une grande phase de construction dans la plupart des villes d'occident, on jette les bases de l'etat moderne. et la montée des etats nationaux et des administrations monarchiques bouleverse profondément l'eglise. un grand ébranlement se l'ait également sentir dans le domaine intellectuel : la fin du moyen age assiste à la libération de la pensée scientifique et philosophique.
L'humanisme, l'esprit laïc. les progrès de l'individualisme trouveront leurs racines dans l'atmosphère intellectuelle de la crise du xive. enfin, dès le début du xve siècle, c'est le flamboiement de l'art qui s'annonce. alors qu'avant le xiiie siècle, il n existait en occident que l'art religieux, c'est désormais la demeure individuelle, celle des princes, qui parait concentrer toute l'imagination de l'artiste.
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Au cours de l'été 73 avant j-c.
, une poignée de gladiateurs échappés de l'ecole de capoue entraînent avec eux des milliers d'esclaves dans une guerre contre leurs maîtres. pendant plus de deux ans, ils tiennent en échec les légions romaines sur une grande partie du territoire italien. cette expérience sera tellement humiliante pour rome que les documents antiques sont presque muets sur cette épopée extraordinaire qui se termine par la vision sanglante de six mille esclaves crucifiés sur la voie appienne.
Comment s'explique l'immense succès de cette révolte servile qui ne fut pourtant pas la seule à ébranler la rome antique ? l'etat romain était-il malade de ses victoires ? quelle était l'importance économique de l'esclavage ? l'esclave était-il encore considéré comme un homme ou bien comme un simple objet ? enfin, pourquoi spartacus, que rome rejeta dans l'obscurité, a-t-il pu bénéficier de l'étonnante fortune posthume que l'on sait, au point de devenir, au fil des siècles, le symbole quasi légendaire de la révolte pour la liberté, de l'antiquité à rosa luxemburg ? " catherine salles reprend avec talent le dossier spartacus, faisant le point aussi bien sur l'homme que sur la difficile question du statut de l'esclavage clans l'antiquité.
" lire.
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La télévision dans la république ; les années 50
Levy. Marie-Fra
- Complexe
- 15 Mars 1999
- 9782870277300
Cet ouvrage a pour objet l'histoire de la télévision française des années cinquante et son ancrage dans la vie républicaine.
Au cours de cette période, la télévision s'implante progressivement sur le territoire national et le public la découvre. C'est bien la percée puis l'essor de la télévision que ce livre tente de cerner alors que sont recensés 3 794 postes de télévision en 1950 et près d'un million en 1958. Il s'agit ici de comprendre comment se sont tissés les liens entre la télévision naissante et l'histoire de la société française pour saisir en quoi ce nouvel outil de communication participe de ce temps historique.
L'étude de ce moment fondateur repose sur les programmes de télévision, c'est-à-dire sur ce qu'ont vu les Français. Dans cette perspective, ce livre s'interroge sur la réception et l'appropriation de la télévision par les usagers, lesassociations, les responsables politiques, la critique on les hommes de l'art - ceux du cinéma notamment. La question des rapports entre télévision et citoyenneté et celle de l'émergence d'une nouvelle esthétique sont le fil directeur de cet ouvrage collectif sur la télévision française des années cinquante.
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Ville d'histoire à cheval sur deux continents, aux confluents de mondes très divers : chrétien et musulman, slave, grec et turc, passage méditerranéen obligé des migrations, Istanbul porte dans son paysage les traces des splendeurs et des déchéances passées qui ont toujours fasciné les voyageurs étrangers.
Ce livre, dans lequel Alain Servantie a recueilli plus de cent témoignages, du Moyen Age au début du XXe siècle, nous permet d'aller à la rencontre d'un croisé français, d'un rabbin, d'un voyageur arabe traversant la ville byzantine ; d'entendre l'émotion des témoins de la conquête de celle-ci par les Turcs, l'admiration et la curiosité devant la reconstruction ottomane par les humanistes de la Renaissance.
La ville deviendra un lieu de recherche cabalistique, un objet littéraire pour l'auteur des Mille et Une Nuits ; puis, au XVIIe siècle, un sujet d'épicurisme pour Casanova. Après Lady Montaigu, les romantiques témoigneront de leur enchantement en laissant leur témoignage : Chateaubriand, Nerval, Thackeray, Flaubert, Gautier. Istanbul, ville aux mille et un noms, ville palimpseste, aura constamment été réécrite sur les traces de son passé, chaque voyageur découvrant à son tour l'une de ses facettes.
Le lecteur trouvera ici des textes rarement accessibles, peu réimprimés, peu connus ou inédits en français, apportant un éclairage original. Leurs auteurs y décrivent à la première personne ce qu'ils ont vécu, leur expérience directe, leurs observations et leurs découvertes. Ces textes couvrent plusieurs siècles, de la première fondation à la veille de la Première Guerre mondiale, et donnent un aperçu d'une vie grouillante, dans ses aspects de tous les jours.
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De commémorations plus ou moins brillantes (centenaire de la Ligue des droits de l'homme, abolition de l'esclavage, Déclaration universelle des droits de l'homme) en passé qui ne passe pas (les années Vichy avec le procès Papon, la guerre d'Algérie, le rétablissement de l'esclavage par Napoléon), la société française, à l'approche du XXIe siècle, a du mal à faire face au problème à la fois ancien et sans cesse renouvelé du racisme, qui est une part d'elle-même.
Aujourd'hui, selon un sondage, un tiers des Européens se disent racistes. La gauche, elle, sur l'immigration, sur l'identité nationale, sur la place de la pluralité culturelle, se montre divisée, en mal de perspectives. Ce paysage contrasté est comme un raccourci de deux siècles d'histoire durant lesquels se sont constitués deux pôles de notre culture, de nos traditions politiques, au travers de crises parfois aiguës.
Mais il montre aussi des aspects nouveaux, car ce qu'il est convenu d'appeler le racisme est une réalité évolutive. Réalité qui exige un aggiornamento permanent de l'héritage démocratique. Cette étude d'histoire sociale destinée à un large public, notamment aux étudiants, aux enseignants et aux militants veut y contribuer.
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Tamara Karsavina (1885-1978), une des grandes Etoiles de la danse du début du XXe siècle, partenaire amie de Vaslav Nijinsky, principale protagoniste avec lui des Ballets russes de Serge Diaghilev, a mené une brillante carrière artistique tout en traversant avec lucidité l'histoire mouvementée de la Russie durant le siècle dernier.
Sa vie et sa carrière furent profondément marquées par les révolutions russes de 1905 et de 1917. Dans ses mémoires, elle retrace son enfance, sa formation et ses premiers succès au Théâtre Maryinsky jusqu'à sa fuite vers l'Occident, avec une plume de romancière. Avec elle, nous plongeons dans un monde au bord de la catastrophe. Le livre, qui fourmille d'anecdotes sur la vie à Saint-Pétersbourg, raconte avec une rare lucidité comment se sont déroulées les journées d'octobre 1917 et la prise du Palais d'hiver.
Karsavina nous ouvre aussi les coulisses de la danse russe : celles du Théâtre impérial du Maryinsky d'abord, puis celles où s'élabore et se fabrique cette merveilleuse entreprise, unique en son genre, des Ballets russes de Diaghilev.
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" Il y a quelque chose de symbolique à voir figurer sur une même couverture les noms de Berlioz et de Romain Rolland.
Le plus grand musicien français romantique, sinon le plus grand musicien français, tout simplement. Et l'un des écrivains majeurs de la première moitié du XXe siècle. Émouvante, cette rencontre publiée aujourd'hui, car Berlioz, comme Romain Rolland, fait partie de ces génies d'une nation que la nation en question est soit incapable de reconnaître, soit prête à oublier très vite. Tel quel, le court texte publié en 1908 par Romain Rolland constitue, dans la passion qui anime l'écrivain, l'admiration qu'on osera qualifier de violente qu'il éprouve pour sa musique, l'une des meilleures introductions que l'on puisse trouver, plus d'un siècle après, non pas à la vie de Berlioz, mais à cette musique même.
" (Pierre-Jean Rémy de l'Académie française)
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La réédition des " Théories " du Naturalisme au théâtre d'Émile Zola, préfacée par Bernard Dort, constitue le premier volume de la collection " Le Théâtre en question ".
Cette collection proposera de grands textes inédits ou aujourd'hui introuvables qui ont ouvert la voie au théâtre contemporain. Et quel texte fondateur plus injustement oublié que Le Naturalisme au théâtre, quel critique dramatique plus rarement cité parmi les théoriciens novateurs qu'Émile Zola ? Les historiens du théâtre prennent, à juste titre, comme date de l'avènement de la mise en scène moderne, la création du Théâtre-Libre d'Antoine, mais en omettant celui qui a posé les principes de cette révolution scénique, " le glorieux ancêtre " auquel Antoine ne cessera de se référer : " Je témoigne ici que tout le mouvement du Théâtre-Libre fut déclenché par son geste de puissant animateur.
Pendant quinze années de luttes, il n'y eut pour nous d'autre certitude et d'autre réconfort que son approbation [...]. Par lui, nous avons conquis la liberté du théâtre, la liberté d'y porter tous les sujets, tous les milieux, le peuple, les ouvriers, les soldats, les paysans, toute la foule tumultueuse et magnifique. "
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Y a-t-il un arrière-pays du créateur à partir duquel s'ouvrent l'espace et le temps de la création ? Quelle est l'origine, la genèse de la création ? Quelle est l'enfance, l'arrière-pays du créateur : l'école, les livres, les formes d'apprentissage, les expériences de vie...
Tout ce qui a été oublié ? D'où vient l'impulsion initiale ? Quels sont les rapports entre la création et l'enseignement ? Ce livre ne propose ni théories ni recettes de l'acte créateur, il dessine une carte de géographie des sentiers de la création contemporaine : Arrière-pays - Errance - Enfance - Apprendre, désapprendre - La limite et l'infini - Abécédaire. Cinéastes, philosophes, photographes, plasticiens, poètes, romanciers racontent, en mots et en images, leur arrière-pays en répondant à la grande question : Pourquoi et comment êtes-vous devenu le créateur que vous êtes aujourd'hui ?