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Éditions B42
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La Zone : Une histoire alternative de Paris
Justinien Tribillon
- Éditions B42
- Culture
- 6 Juin 2025
- 9782494983304
Paris jouit d'une aura planétaire. Elle est partout synonyme de beauté, d'élégance, de culture et de romantisme. Décrite par les auteurs les plus talentueux, représentée par les plus grands peintres, capturée par les photographes les plus cotés, elle existe à travers des millions d'images et de reproductions à travers le monde. Or, ce dont on a beaucoup moins conscience, c'est que la périphérie de Paris est elle aussi un espace mythique bien que plus lointain, moins tangible que le Paris des cartes postales. La banlieue subsiste dans une espèce de flou artistique et est associée à des clichés le plus souvent négatifs qui incluent généralement les grandes tours d'immeubles modernistes, des scènes de violence et des voitures incendiées.
Cette opposition entre Paris et sa banlieue se cristallise autour d'un espace spécifique : la Zone. Marge frontalière, espace intermédiaire qui sépare les limites extérieures de Paris des limites intérieures de la banlieue, engendrant une démarcation brutale entre le « dedans » et le « dehors ». Paris et sa banlieue sont donc deux espaces mythiques et géographiques mais construits en opposition réciproque. Leurs histoires s'enchevêtrent pour former un amalgame complexe de choix urbanistiques, de politiques sociales, de colonialisme, d'immigration, de décisions administratives, de stratégies de maintien de l'ordre, de peurs et de haines. C'est la construction de cette opposition entre Paris et banlieue à partir de cet espace liminaire que Justinien Tribillon explorera dans ce livre.
Ce livre propose une lecture de Paris qui va de l'extérieur vers l'intérieur, à travers une déambulation le long du périphérique parisien, entre le XVIIIe siècle et aujourd'hui. Des ruines aux immeubles de bureaux rutilants, des fantômes de Vincennes au vibrant marché aux puces de Saint-Ouen, des défaites de Napoléon aux archives présidentielles de Charles de Gaulle, nous voilà donc partis pour explorer un espace méconnu de Paris, mais non moins fondamental : la Zone. -
ECHO DELAY REVERB : Art américain et pensées francophones
- Éditions B42
- 17 Octobre 2025
- 9782494983397
Comment les textes d'auteurs et autrices écrivant en français ont-ils irrigué la production des artistes aux États-Unis, des années 1970 à aujourd'hui ? Si le concept phare de French Theory a été défini dans les années 1990 pour évoquer cette influence transatlantique, il paraît clair que Barthes, Foucault, Deleuze ou Derrida ne furent pas les seuls à avoir été lus par les artistes et les universitaires aux États-Unis. La place de figures tutélaires comme Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé, Édouard Glissant ou encore Simone de Beauvoir et Monique Wittig est prépondérante pour la formation des études postcoloniales, féministes et de genre. Aussi, la réception de cette « pensée francophone » forge des transformations critiques tout à fait inédites qui se révèlent dans l'art contemporain.
Ce livre est publié à l'occasion de la carte blanche offerte par le Palais de Tokyo à la commissaire étatsunienne Naomi Beckwith pour une exposition présentant les oeuvres d'une soixantaine d'artistes. Au-delà du catalogue d'exposition, l'ouvrage a été pensé comme un outil critique et théorique autonome intégrant plusieurs textes et entretiens inédits.
Richement illustré, l'ouvrage laisse la part belle à des archives documentaires ainsi que des reproductions d'oeuvres d'art. Il est composé de cinq parties, qui chacune à leur manière offrent une entrée en matière autour de concepts clés : poétiques de la dispersion et des diasporas, critique des institutions et engagement des intellectuels, politisation du désir, les limites de la catégorie « humaine », et les enjeux sociaux de l'abjection. Telle une partition, les voix étatsuniennes de la philosophe Judith Butler, de l'historien de l'art Huey Copeland, de l'artiste Renée Green, s'unissent aux essais d'Adam Shatz sur Fanon et d'Aria Dean sur un « Bataille noir » ainsi qu'aux dix-sept notices qui, sous la plume des meilleur·es spécialistes francophones des notions convoquées, ancrent ces idées dans l'actualité.
L'ouvrage est publié en coédition avec le Palais de Tokyo, en parallèle de l'exposition « ECHO DELAY REVERB » visible du 22 octobre 2025 au 15 février 2026. -
Pour une critique du design graphique ; dix-huit essais
Catherine de Smet
- Éditions B42
- 21 Novembre 2025
- 9782494983380
Pour une critique du design graphique rassemble dix-huit essais écrits par l'historienne du design Catherine de Smet depuis le début des années 2000. Publiée pour la première fois en 2012, cette édition revue et actualisée en 2020 inclue trois nouveaux textes.
Cette anthologie envisage le design graphique sous sa double dimension créative et fonctionnelle et, puisque telle est sa raison d'être, dans ses relations avec d'autres champs. Les objets étudiés - livres, affiches et imprimés divers, mais aussi logos, caractères typographiques ou systèmes signalétiques - impliquent des secteurs variés de la culture, et souvent plusieurs d'entre eux simultanément : l'architecture (du Corbusier à Rem Koolhaas), le jazz (à travers ses pochettes de disques), l'art contemporain (Thomas Hirschhorn), le livre jeunesse (une collection photographique) ou encore la littérature (Philippe Millot).
Trois essais traitent de l'identité visuelle des musées ou des centres d'art, à travers le travail de Jean Widmer et de ses successeurs pour le Centre Pompidou, celui de Wim Crouwel pour le Stedelijk Museum d'Amsterdam et les expérimentations de Vier5 pour le Museum für Angewandtekunst de Francfort ainsi que pour le Cac Brétigny. Plusieurs autres essais interrogent les conditions mêmes de la recherche et de la construction du discours dans ce domaine : sont abordés de ce point de vue les archives et collections spécialisées, la place du design graphique dans l'histoire de l'art, son enseignement, et la question féminine dans l'historiographie du graphisme.
Une même interrogation sous-tend chacun de ces textes : comment écrire l'histoire du design graphique ? Le premier ouvrage général à ce sujet - History of Graphic Design de Philip Meggs - a paru il y a une quarantaine d'années. D'autres lui ont succédé, cherchant à embrasser, avec une ambition quasi encyclopédique, l'étendue de cette pratique créative. À l'opposé de tels projets totalisants, le présent recueil propose une suite discontinue de micro-récits qui tentent d'éclairer quelques portions infimes d'un immense territoire, dressant de celui-ci un panorama fragmentaire, mais néanmoins traversé de nombreuses correspondances. -
Après la typographie : Imprimerie industrielle et avant-gardes artistiques
Victor Guégan
- Éditions B42
- Façons
- 7 Mai 2025
- 9782494983274
Cet ouvrage traite de la révolution graphique impulsée par des artistes avant-gardistes de l'entre-deux-guerres, principalement en Allemagne (Herbert Bayer,
Laszló Moholy-Nagy, El Lissitzky, et plus tard le Suisse Max Bill), sous l'angle inédit de la typographie. Si l'incursion d'artistes dans l'imprimerie a été documentée en histoire de l'art, l'inverse est sujet à débat : comment interpréter, dans la longue histoire de l'imprimerie européenne, cette incursion dans le domaine jusqu'alors relativement fermé de la conception d'imprimés ?
Victor Guégan invite à percevoir cette « Nouvelle Typographie » avant-gardiste comme la tentative d'une réforme esthétique et industrielle, après que le procédé originel de l'imprimerie a été supplanté par des techniques d'impression à grand tirage comme l'Offset. Une lecture attentive des sources écrites de la première moitié du XXe siècle, en particulier celles du typographe Jan Tschichold, suggère que les règles de composition mises en place par ces « nouveaux typographes » s'appliquent en particulier aux processus de conception et de fabrication en série qui utilisent un nouveau matériau reproductible : la photographie.
À travers cet ouvrage, Victor Guégan montre également que le phénomène de dématérialisation de l'écriture et de l'image observé aujourd'hui, souvent associé à l'émergence de l'ordinateur, a en réalité une origine historique plus lointaine : la volonté de faire disparaitre toute trace des interventions manuelles, des outils et des matériaux utilisés dans les artefacts produits. L'industrie de masse met ainsi en tension une des idées fortes du modernisme : qu'un objet ne soit formé en se conformant uniquement aux conditions matérielles de sa production.
Richement illustré, cet ouvrage vient compléter la réflexion entamée par la publication des livres de Robin Kinross, Robert Bringhurst ou Camille Circlude qui interrogent l'histoire de la typographie moderne. -
Chiens, inventaire chromatique réel et imaginaire
Jochen Gerner
- Éditions B42
- 15 Septembre 2023
- 9782490077939
Chiens rassemble 200 dessins de Jochen Gerner conçus dans la lignée de son étude sur les oiseaux parue en 2021. Usant d'une technique similaire, le feutre à encre de Chine pigmentée sur des cahiers d'écoliers, cette nouvelle série de dessins poursuit l'expérimentation graphique visant à explorer les potentialités de la trame dans la représentation des textures. De simples formes souples quasi-abstraites, ponctuées de deux ou trois points (oeil et truffe), composent les silhouettes de chiens des premiers dessins de cette collection.
Poursuivie sur plusieurs mois, elle dresse aujourd'hui un inventaire varié de races canines, réelles, semiréelles ou chimériques. Trames, traits, réseaux de lignes, nuances, taches et masses, l'espèce offre un catalogue de variations graphiques infinies. -
Composer en danse : Un vocabulaire des opérations et des pratiques
Myriam Gourfink, Julie Perrin, Yvane Chapuis
- Éditions B42
- 3 Octobre 2025
- 9782494983359
Si la composition musicale se partage dans des leçons, des partitions et des traités, les modes de composition chorégraphique sont plus confidentiels et sortent rarement des studios de danse. Cet ouvrage conçu à six mains revient sur trois années d'enquête au cours desquelles Julie Perrin, Myriam Gourfink et Yvane Chapuis ont interrogé et documenté la notion même de composition en danse, afin d'en dégager un lexique des opérations et des pratiques. En dialoguant avec dix chorégraphes, tous·tes porteur·euses d'un geste compositionnel reconnu, les autrices ont organisé une réflexion collective sur les principes de composition de chacun·e, la place qu'elle occupe aux différents stades du processus de création, les outils qu'elle sollicite, les liens qu'elle établit avec l'interprétation d'une part et l'histoire de la discipline de l'autre.
Avec la pratique comme point d'ancrage, le livre s'ouvre sur trois textes des directrices d'ouvrage, permettant de mettre en perspective cette recherche d'envergure d'un point de vue méthodologique et historique. Une vingtaine de notions sont ensuite analysées, constituant un glossaire des usages, suivies de la retranscription de quatre discussions spécifiques entre les chorégraphes et les trois chercheuses. Enfin, dix portraits de circonstance permettent de situer les principaux protagonistes.
Cet ouvrage est une réédition du livre aujourd'hui épuisé, édité dans la collection Nouvelles Scènes des Presses du réel et paru en 2020. -
Réunir les bouts du monde : art, histoire esclavage en mémoire
Elvan Zabunyan
- Éditions B42
- 4 Octobre 2024
- 9782494983182
Réunir les bouts du monde est une rencontre avec des oeuvres artistiques, littéraires et critiques, étatsuniennes et caribéennes, qui portent en elles la mémoire de l'esclavage transatlantique. En invoquant les artistes, écrivains et intellectuels qui ont fondé leur pratique sur la rupture irréversible provoquée par les quatre siècles de commerce triangulaire, Elvan Zabunyan questionne ce que cette histoire continue de produire aujourd'hui. Les oeuvres artistiques sont ici invoquées comme autant de sources primaires revisitant les réalités et les imaginaires. L'histoire de l'esclavage et du post-esclavage représente pour les artistes évoqués un moteur fédérateur de leurs productions, révélant une généalogie afro-descendante commune qui renforcerait les solidarités. La survivance des traces mémorielles et leur transmission, quelles que soient les appartenances et les expériences, est liée à une volonté philosophique et politique partagée, faisant du dispersement et de la fragmentation une question éminemment esthétique. Les oeuvres d'art sont dès lors pensées comme des traits d'union entre les différentes cultures et adoptent une fonction critique. En pointant les violences et les souffrances de ces expériences individuelles et collectives, elles permettent de reconstituer des pans chancelants de cette histoire. Les artistes et les écrivains dont les oeuvres émaillent le récit d'Elvan Zabunyan s'emparent ainsi d'un legs culturel pour en faire le matériau de leurs travaux, tout en menant une analyse des conditions politiques qui définissent cet héritage. En convoquant des artistes contemporains tels que Renée Green, Isaac Julien, Arthur Jafa, Ellen Gallagher ou Carrie Mae Weems aux côtés de figures ayant fait l'expérience de l'esclavage telles que Sojourner Truth, Frederick Douglass et Harriet Jacobs, l'autrice tisse une histoire située de l'esclavage, ancrée dans les études post-coloniales et une histoire de l'art soucieuse de l'influence des affects.
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Devenir un expert du rakugaki ; développer son imagination et maîtriser le dessin
Bunpei Yorifuji
- Éditions B42
- 16 Novembre 2016
- 9782917855768
Bunpei Yorifuji propose dans ce petit livre une méthode d'apprentissage du dessin décalée et anticonformiste, pour apprendre facilement à regarder et représenter le monde qui nous entoure. Pour cet illustrateur japonais adepte du Rakugaki, dessin et imagination sont intimement liés. Cependant, la clef du succés se trouve avant tout dans notre capacité à être attentif aux formes et aux détails du monde qui nous entoure afin de reproduire, avec des dessins les plus petits et détaillés possibles, l'univers dans toute son immensité. Le trait minimaliste de l'auteur, et son sens de l'humour décapant, sont mis au service d'un véritable tour de force, où l'on apprend autant à tracer un trait qu'à mettre en scène son propre univers en miniature.
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Oiseaux est une volière réunissant près de 200 dessins réalisés par Jochen Gerner entre février 2019 et septembre 2020. Chacun de ces oiseaux a été dessiné au feutre à encre de Chine pigmentée sur des cahiers d'écoliers petit format, originaires de Chine et d'Inde, sur lesquels apparaissent des lignes et carreaux de différentes tailles.
Cette série de dessins constitue une expérimentation graphique visant à explorer les potentialités de la trame, la superposition des traits, et l'association d'un nombre réduit de couleurs dans la création des plumages. En mêlant oiseaux rêvés et réels, cet inventaire interroge les liens entre imaginaire et réalité dans notre vie quotidienne, et nous enseigne que le fantastique se niche le plus souvent dans la réalité du quotidien.
Dans le cadre de cette recherche graphique, Jochen Gerner s'est inspiré du travail de certains illustrateurs du XVIIIe siècle comme celui de François-Nicolas Martinet, qui avait pour habitude de représenter les oiseaux de profil, leur afférant ainsi un caractère noble et raide, contrastant avec la force et l'aspect lumineux des couleurs
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Gérard Ifert, anti-héros du design
Catherine De Smet, Tony Côme, Ascanio Cecco, Caroline Higgit
- Éditions B42
- 5 Septembre 2025
- 9782494983267
Au cours de sa carrière aussi discrète qu'exceptionnelle, Gérard Ifert fut à la fois graphiste, scénographe d'exposition, concepteur de mobilier et photographe, encouragé en cela par sa formation à l'école des Arts et Métiers de Bâle (Allgemeine Gewerbeschule) à la fin des années 1940, puis par son intégration dans l'équipe pluridisciplinaire des expositions du Plan Marshall à Paris au tout début des années 1950.
Né à Bâle en 1929, arrivé à Paris en 1949, et décédé en 2020, Ifert a passé l'essentiel de sa vie professionnelle en France, avec quelques retours temporaires en Suisse, en 1952-1953 dans le fameux service de communication des laboratoires Geigy, puis en 1963-1964 lorsqu'il contribue à la conception de l'un des secteurs de l'exposition nationale suisse de Lausanne. De 1953 à 1960, il rejoint le service des expositions de l'ambassade américaine à Paris, puis du Centre culturel américain. Il s'installe ensuite à son compte, accompagné par Rudi Meyer à partir de 1964.
Malgré ces multiples casquettes et si l'on considère les nombreuses occurrences de publications et d'expositions de son travail au cours de sa carrière, on peut s'étonner que l'addition de ces marques d'intérêt n'ait finalement pas permis à Gérard Ifert d'accéder à une reconnaissance égale à celle d'autres designers de sa génération. L'une des raisons en est certainement, et paradoxalement, une pratique très diversifiée qui a pu nuire à une identification claire de son activité. Cet ouvrage monographique entreprend ainsi de retracer sa carrière à travers quatre textes. Sous des angles différents, chacun d'entre eux revient sur l'approche pluridisciplinaire du « Suisse de Paris» et interroge d'une façon singulière sa façon d'exercer le design, propre au contexte de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces contributions s'appuient sur des échanges inédits entre les auteurs et Gérard Ifert, sur ses archives personnelles, et sont nourris d'une iconographie riche reproduite ici pour la première fois. -
Art queer s'intéresse à la façon dont les stratégies de dénormalisation mises en place par les arts visuels peuvent se prolonger par le biais de l'écriture. Dans les trois chapitres de ce livre, les discussions théoriques et artistiques s'associent à la théorie queer, aux études sur la handicap et à la théorie postcoloniale pour définir trois pratiques : le drag radical, le drag transtemporel et le drag abstrait. Une des caractéristiques de l'art queer, tel que le définit Renate Lorenz, est sa possibilité d'agir à travers le temps, désorganisant une chronologie positiviste et se saisissant d'objets historiques par affinité. L'art queer cultive l'anachronisme comme méthode. En s'appuyant sur le travail de onze artistes, le livre est moins une tentative de relecture de l'histoire de l'art, que la manifestation d'une méthode, que l'auteure nomme drag, qui rendrait apparents des modes d'assemblages, « des connections productives entre le naturel et l'artificiel, l'animé et l'inanimé, tout ce qui permet de produire des connections aux autres et aux choses plutôt que de les représenter ». Parmi les artistes étudiées figurent notamment Zoe Leonard, Shinique Smith, Jack Smith, Wu Tsang, Ron Vawter, Bob Flanagan, Henrik Olesen, Felix Gonzalez-Torres, Sharon Hayes et Pauline Boudry/Renate Lorenz.
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Ce troisième volume de la série consacrée aux savoir-faire de la mode interroge les logiques de classification et de hiérarchies dans la longue histoire des métiers du vêtement et de ses accessoires. Si plumassiers ou bijoutiers représentent encore aujourd'hui avec éclat cette expertise technique au service de la création, nombre de gestes et outils demeurent méconnus ou dévalués.
Cet ouvrage collectif, qui rassemble historiennes et historiens de l'art et des techniques, artisans, designers mais aussi restaurateurs et commissaires d'exposition, procède à un inventaire de la diversité de ces pratiques. Il propose notamment de reconsidérer certaines techniques habituellement associées à la sphère domestique comme les reprises, réparations et retouches. C'est également au plus près des objets que l'on apprécie la complexité et l'expertise des métiers liés à l'imitation ou au trompe-l'oeil, qui nécessitent une ingéniosité toute égale aux pratiques les plus nobles.
En considérant les tensions et complémentarités entre travail de la main et de la machine, l'ouvrage invite ainsi à dépasser ces oppositions souvent trop catégoriques en revenant sur les liens entre confection et haute-couture. Avec une attention portée à la pratique de l'exposition et aux logiques d'archivage, espaces par excellence des logiques taxonomique, l'ouvrage propose d'explorer à nouveaux frais la variété des savoirs qui font la mode - celle du quotidien ou d'exception, d'hier à aujourd'hui.
Cet ouvrage est le résultat des activités menées dans le cadre du séminaire de recherche de la chaire Chanel et le 19M des savoir-faire de la mode à l'Institut français de la mode. -
Principes élémentaires de la typographie : une histoire des styles
Robert Bringhurst
- Éditions B42
- 17 Mars 2023
- 9782490077656
Les Éléments du style typographique de Robert Bringhurst est considéré par le dessinateur de caractères allemand Hermann Zapf comme « la Bible du typographe ». Traduit dans plus de dix langues et considéré comme un ouvrage de référence par les designers, typographes et spécialistes de l'objet imprimé du monde entier, publié à l'origine en 1992, cet ouvrage majeur manquait jusqu'alors cruellement à la bibliothèque francophone d'outils théoriques propres aux domaines du design et de la typographie. Récit vivant et critique des développements de la typographie au fil des siècles, ce livre revient sur les principes fondamentaux qui encadrent cette discipline et offre aux lecteurs des clés leur permettant de composer un texte de manière optimale afin de le rendre le plus agréable à lire possible. Dans cet essai, Robert Bringhurst revient sur l'histoire de la typographie et décrit l'expansion progressive du rôle de la composition typographique, dont le champ d'action s'étend désormais bien au-delà de l'objet imprimé.
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Parcourue de réminiscences et d'énigmes, l'oeuvre de Christian Hidaka traverse l'histoire de la peinture pour en proposer une lecture à la fois cérébrale et sensible. Mêlant différentes références picturales, l'artiste anglais parvient à faire un pont entre plusieurs esthétiques que tout semble pourtant opposer. Ses tableaux évoquent la peinture de la Renaissance marquée par la géométrie euclidienne, tout comme l'esthétique picturale sino-japonaise traditionnelle, privilégiant une représentation aplatie des paysages et de la perspective. Cohabitent ainsi des arlequins modernes ancrés dans des fictions architecturales, des clowns blancs ou danseurs de ballet dans des paysages pixellisés rappelant l'esthétique du jeu vidéo. Associant la chorégraphie des traits et l'orchestration des couleurs, le travail de Christian Hidaka élargit le champ de la représentation figurative en y incorporant un large réseau de symboles ainsi que de références temporelles et spatiales qui embrassent l'histoire de la peinture occidentale et orientale. En parallèle de ses expositions personnelles, l'artiste collabore régulièrement avec Raphaël Zarka à l'occasion d'exposition conçues en duo.
Ce premier ouvrage monographique consacré au travail de Christian Hidaka revient sur l'ensemble de son parcours (2002-2024) et donne à voir une large sélection de son travail. Il est accompagné d'un texte de l'historien de l'art Peter Read, qui présente les différentes étapes ayant jalonné la carrière de l'artiste et donne des clés de compréhension permettant à tout un chacun d'entrer dans cette oeuvre symbolique. -
La série Ways of seeing pour la chaîne BBC. Constituée de quatre essais audiovisuels, elle soulève des questions liées aux idéologies cachées des images visuelles. La série a reçu un grand succès et a donné naissance l'année suivante à un livre du même nom écrit par John Berger. Une édition française est parue en France en 1976 sous le titre Voir le voir.
L'édition anglaise d'origine fut le fruit d'une collaboration de John Berger avec le designer graphique Richard Hollis avec lequel il avait déjà travaillé pour le magazine New Society et son roman G. Ensemble, avec Mike Dibb et l'aide de Chris Fox à l'édition du texte ainsi que de l'artiste Sven Blomberg, ils ont publié cet ouvrage en coédition avec la BBC et Penguin.
La traduction anglaise de L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique venait juste d'être la BBC donnait carte blanche à John Berger pour créer cette série de films télévisés. Il décida alors pour le premier film de partir du texte de Benjamin aujourd'hui célèbre pour le traduire de manière plus accessible pour la télévision.
Le second et troisième film ont été construits à partir de textes préexistants de John Berger sur le nouveau matérialisme de la traduction picturale européenne ainsi que de morceaux de son roman G.
Le quatrième film a été créé de toutes pièces à partir de l'observation qu'il fait de l'usage d'une forme d'autorité de l'art européen par les publicitaires.
Si la société s'est beaucoup modifiée depuis 1972, reflétant aujourd'hui plus largement les valeurs du modèle capitaliste qu'à l'époque de l'écriture de ce texte, l'enjeu politique reste cependant le même quant à la place et la fonction de l'art du passé dans notre civilisation.
En nous montrant comment voir différemment des tableaux que tant de musées présentent comme des reliques sacrées, John Berger nous invite à une réappropriation critique de notre héritage culturel, à une reprise à notre compte d'une histoire qu'on entoure délibérément de de barrières inutiles pour nous empêcher d'y puiser des raisons d'agir.
S'appuyant sur près de 160 reproductions
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Journal : Choses vues et dessinées (2019-2023)
Jochen Gerner
- Éditions B42
- 18 Octobre 2024
- 9782494983229
À la manière d'un carnet de bord, ce Journal donne à voir la méthode de travail et les sources d'inspiration de Jochen Gerner.
Le travail quotidien de dessinateur impose d'apprendre à regarder avant de pouvoir créer. Il est amené à ressentir le réel et à interpréter les choses vues, afin de retranscrire graphiquement ses propres perceptions. Dans ce livre, Jochen Gerner revient sur quatre années d'observation et de création d'images. Il détaille son processus de travail lui permettant de publier chaque semaine des dessins de presse, de créer des livres illustrés ou des expositions. Le dessin est perçu comme un réservoir de trames, de pictogrammes, et se décline à travers le principe du recouvrement à l'encre sur une multitude de supports imprimés pour en étudier les détails.
Ce jumelage permanent de l'écrit et de l'image et cette inspiration quotidienne du réel ont incité Jochen Gerner à en retranscrire les effets, au fil des jours, sans régularité particulière.
Relevés de poussières ou de météores, observations de retombées de sable du Sahara ou d'amas de grêlons, réflexions sur la représentation des êtres et des choses, étude de formes abstraites ou de déambulations d'insectes, analyse des courbes d'un escalier hélicoïdal ou de centrales thermiques en coupe : chacune de ces situations ou micro-évènements advenant dans le quotidien vient dès lors alimenter l'inspiration de l'illustrateur et est ici retranscrite, en mots et en images. Cette figuration du monde par le dessin se confronte au minuscule et au gigantesque, à la sphère privée et aux guerres, aux accidents du quotidien et à la pandémie mondiale. -
Antépisode du livre Chiens, paru en septembre 2023, cet ensemble constitué de 56 formes a été dessiné par Jochen Gerner au crayon de couleur KOH-I-NOOR bicolore (bleu et rouge), sur d'anciens carnets à souche de bar, dans un geste furtif de prise de note et d'expérimentation graphique, de mai 2021 à février 2022. En laissant de côté les feutres à encre de Chine pigmentée au profit d'une ligne claire et épurée, sublimée par les fameux crayons télévision bicolore, Caniscope examine la question canine dans un style radicalement différent. Silhouettes fantômes ornées de deux yeux ronds, profils rampants tenus en laisse, têtes poilues ponctuées d'une truffe, ces modules abstraits s'apparentent à des chiens elliptiques dont l'analyse se serait uniquement fixée sur la texture du pelage.Les traits densément juxtaposés, parallèles ou entrecroisés, au tracé ondulé, tremblé ou droit, construisent un catalogue de matières duveteuses. Voici donc un trombinoscope canin où se retrouvent l'Affenpinscher bleu nuit, le Saint-Hubert ondulé, le Bouledogue éponge ou encore le Chow-chow moustachu, ces races réelles et fantaisistes qui ont fait la marque de fabrique de l'auteur d'Oiseaux et Chiens. Ces chiens flous et attachants répondent aux noms délicats d'Aéroglisseur, de Vol-au-vent, de Puli pull-over ou d'Après-shampooing. Des patronymes nés des linéaments et de la nature même de leur pelage pour rappeler cette caractéristique physique qui fait la spécificité de ces animaux.
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Paint Everyday : Camila Oliveira Fairclough
Camila Oliveira Fairclough, Victor Guégan, Jill Gasparina
- Éditions B42
- 5 Septembre 2025
- 9782494983342
La peinture est partout : dans un logo publicitaire, imprimée sur les pages d'un magazine, entre les empatements d'un caractère typographique, dans une signature ou dans le motif d'un tissus... C'est du moins ainsi que la vit l'artiste Camila Oliveira Fairclough, qui a fait du statut du sujet en peinture et de la récurrence du motif un thème central de son travail.
L'artiste originaire du Brésil puise son inspiration dans les éléments du quotidien : en se réappropriant certains motifs comme la figure d'un animal, une signature, le prénom d'un enfant ou les phrases prononcées par une professeure de yoga, Camila Oliveira Fairclough déplace le sujet pour le transformer en une forme concrète et maléable. Les mots, lettres et signes deviennent ainsi des motifs graphiques et des formes au même titre que des éléments géométriques et des couleurs dans une composition. Ses oeuvres, peintes ou imprimées, font référence à l'histoire de l'abstraction, au ready-made, à la poésie concrète et visuelle brésilienne, ou encore au Pop Art. Les questions de traduction, de réécriture et de réinterprétation d'oeuvre artistiques existantes pour partie intégrante du processus de transposition que l'artiste met en oeuvre afin de déconstruire l'opposition entre figuration et abstraction. Dans ce premier ouvrage monographique consacré à son travail, Camila Oliveira Fairclough donne à voir un large éventail de tableaux réalisés entre 2014 et 2024. Peintures sur lin, sur toile ou sur tissus, cet ouvrage se décline en suivant différentes séries. Il est accompagné de deux textes qui éclairent son travail sous un jour nouveau, rédigés par le chercheur en histoire de l'art et du graphisme Victor Guégan et par la commissaire d'expositions indépendante Jill Gasparina. -
Jazzdor la saison ! porte sur la collaboration nouée entre le studio de design graphique Helmo et le festival Jazzdor de Strasbourg.
Depuis 2002, le duo de designers composé de Clément Vauchez et Thomas Couderc conçoit l'ensemble de l'identité visuelle et des supports de communication pour Jazzdor. Au départ pensé comme un festival annuel de deux semaines dédié aux musiques improvisées, ce dernier a considérablement augmenté son offre et ses missions au fil des années. Ainsi, Jazzdor se décline désormais en un festival annuel ayant lieu à Berlin depuis 2007 (centré sur une programmation franco-allemande), une saison de concerts tout au long de l'année à Strasbourg depuis 2014, un label de disques, et un festival à Budapest depuis 2023 (programmation franco-hongroise).
À travers un entretien mené par le journaliste Guillaume Malvoisin avec le duo de graphistes et le programmateur du festival Philippe Ochem, le livre revient sur la génèse et le processus à l'oeuvre dans la création de ces 56 affiches de concerts, entre 2019 et 2024. Réduisant l'identité visuelle de Jazzdor à son minimum (une typographie, un trio coloré), Helmo convoque dans cette série d'affiches des languages graphiques et plastiques les plus ouverts possibles pour rendre compte de la très grande variété esthétique des projets musicaux au programme. Photographie, dessin, peinture, matières, documents, typographie, textes ou citations... Tout est possible pour composer ces micro-récits qui annoncent et accompagnent ces musiques singulières. Contrairement aux affiches de festival traditionnelles, ces affiches en série permettent à Helmo d'affirmer une singularité et de mettre en lumière la grande variété esthétique des projets musicaux au programme, en s'appuyant à la fois sur la musique, mais aussi sur les textes, images et autres matériaux fournis par Jazzdor et les musiciens eux-mêmes. -
L'idée de mode Tome 1 : une nouvelle histoire
Emilie Hammen
- Éditions B42
- Essais En Design
- 2 Juin 2023
- 9782490077861
Cet ouvrage propose d'écrire l'histoire de la mode sous un angle inhabituel, sans se focaliser sur ses créateurs ou ses pièces, mais en analysant les discours qui, sous diverses formes, ont permis à la mode de se constituer comme discipline à part entière. L'Idée de mode mêle analyse de textes, histoire, et études visuelles dans le but d'intégrer cette discipline au champ plus large du design. Émilie Hammen replace ainsi la mode dans une histoire des idées qui prend sa source dans la période postrévolutionnaire en France, pour s'achever avec l'âge des avant-gardes au début du XXe siècle. À travers ce long XIXe siècle se dessine une historiographie qui s'attache avant tout à identifier certains énonciateurs - ceux qui parlent et définissent ainsi successivement la mode au cours de cette période. Il s'agit ainsi moins de considérer la mode comme manifestation matérielle ou visuelle, que comme un ensemble de discours produits et pris en charge par des groupes socio-professionnels différents. Sans pour autant renoncer aux sources historiographiques qui ont composé les belles heures des histoires du costume, cet ouvrage entreprend plutôt de les éclairer d'un jour nouveau.
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La syntaxe de l'image : introduction à la littératie visuelle
Donis A. Dondis, Marie-Mathilde Bortolotti
- Éditions B42
- 15 Septembre 2023
- 9782490077908
Dans cet essai introduisant le concept de « littératie visuelle », Donis A. Dondis livre une approche précise et documentée des mécanismes en place lors de la lecture d'une image. Par opposition à la littératie verbale, la littératie visuelle peut être comprise comme une forme d'« alphabétisation visuelle », dans le sens du développement de notre capacité à « lire » et à déchiffrer les images. La Syntaxe de l'image, publié en anglais en 1973, dresse un constat concernant le système scolaire plus que jamais d'actualité. Donis A. Dondis souligne la pauvreté de l'enseignement des études visuelles en Occident et plaide pour le développement d'une véritable « syntaxe visuelle », aussi rigoureuse que la grammaire. En effet, bien qu'il nous paraisse intuitif de comprendre immédiatement et directement ce que l'on voit, l'autrice démontre ici qu'il s'agît plutôt d'un processus s'apparentant à l'apprentissage d'une langue, avec un alphabet, un lexique et une syntaxe nécessitant un enseignement spécifique. L'autrice étaye ses principaux arguments par des exemples et exercices illustrés, utilisés pour démontrer l'importance des « éléments fondamentaux » intervenant dans la conception d'un objet visuel (le point, la ligne, l'équilibre, etc.), ainsi que les informations qu'ils permettent de transmettre. Ces applications concrètes montrent comment fonctionnent les différentes combinaisons syntaxiques qui composent un travail abouti, et ainsi en renforcer l'efficacité visuelle. Ces exemples simples, illustrés sous forme de schémas et faisant références aux domaines de la peinture, de la sculpture, de l'architecture, de la publicité, du cinéma ou encore de la télévision, permettent d'appréhender de façon claire la teneur de cette nouvelle grammaire. Cet ouvrage traduit pour la première fois en français est devenu un ouvrage de référence dans les pays anglosaxons, mais également hispanophones, depuis sa publication dans les années 1970. Au même titre que Voir le voir de John Berger, La Syntaxe de l'image aspire à devenir classique de la littérature sur la communication visuelle. Cet ouvrage poursuit l'effort entreprit par les Éditions B42 visant à publier des ouvrages stimulant notre compréhension du monde par les formes qui le composent.
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Qu'est-ce qu un designer : objets, lieux, messages
Norman Potter
- Éditions B42
- Essais En Design
- 2 Juin 2023
- 9782490077885
Qu'est-ce qu'un designer est un livre qui s'adresse aux étudiants et aux professionnels des domaines de l'architecture et du design. Loin de se contenter d'un questionnement (ou d'une réponse) bien formulé, il énonce les conditions dans lesquelles l'activité de design constitue en elle-même une question ouverte, et dans lesquelles les décisions de design - et les artefacts qu'elles produisent - sont tenues d'admettre une réponse sur le plan social. Les designers trouveront dans cet ouvrage un portrait vivant de leur profession, ainsi qu'un exposé des traditions essentielles au mouvement moderne. Les étudiants et enseignants, pour leur part, y trouveront une discussion d'une grande richesse, directement issue de l'expérience personnelle de l'auteur.
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Pour une esthétique de l'émancipation : produire les lignées d'un art queer
Isabelle Alfonsi
- Éditions B42
- 20 Septembre 2019
- 9782490077137
Dans Pour une esthétique de l'émancipation, Isabelle Alfonsi emprunte à la philosophe Geneviève Fraisse le concept de « lignée » et exhume des pratiques artistiques du passé, afin de faire émerger une lecture féministe et queer de l'art contemporain. Ce texte cherche à montrer comment l'écriture de l'Histoire de l'art avec un grand H a minoré l'importance des engagements affectifs des artistes, rendant ainsi inopérante la portée politique de leurs oeuvres. Les pratiques de Claude Cahun ou Michel Journiac sont ainsi replacées dans le contexte du militantisme de défense des droits des homosexuel-le-s de leurs époques respectives. L'histoire du minimalisme états-unien est revisitée à travers ses figures les plus périphériques afin de lire Lynda Benglis et ses productions des années 1970 comme les premières représentations d'un féminisme pro-sexe, comprendre Lucy Lippard à travers le prisme de la formation d'une critique sociale radicale et féministe ou encore de voir l'expression de subjectivités féminines dans les recherches filmiques d'Yvonne Rainer. Isabelle Alfonsi entend ainsi participer à l'écriture d'histoires de l'art plurielles, incarnées et affectives, et met l'accent sur l'importance du contexte social, politique et personnel dans l'interprétation des oeuvres.
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La Fabrique de Pinaffo & Pluvinage
Tony Côme
- Éditions B42
- Parole De Designer
- 23 Mai 2025
- 9782494983250
La Fabrique de Pinaffo & Pluvinage, cinquième volume de la collection Prisme, est constitué de plusieurs entretiens menés par Tony Côme avec le duo de designers Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage. Cette publication marque l'ouverture de la collection sur le travail d'une jeune génération de designers récemment diplômés, et permet d'explorer de nouvelles méthodes de travail, à deux ou en groupe.
Canalisateurs des gouttes d'eau (Château d'eau, 2017), des grains de sable (En cascade, 2023) et des panaches de fumée (Sfumato, 2023), férus de codes et d'automatismes, concocteurs de recettes de papiers et d'encres conductrices (Papier machine, 2018) ou pyrotechniques (Affiches artifices, 2021), le duo de designers Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage appartient à une nouvelle génération de designers qui éveille la curiosité. À la manière d'alchimistes, ils ont développé au fil des années une approche singulière du design, à la frontière de la technologie, de l'art et de la pédagogie. Leur travail se distingue par une exploration ludique des objets et des matériaux, souvent smitulée par des concepts scientifiques qu'ils rendent accessibles et interactifs.
Dans cet entretien, Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage, qui travaillent ensemble depuis 2015, reviennent sur leur rencontre et leur formation à l'Ensci. Ils donnent à voir leur conception d'un design pluridisciplinaire, à la croisée du design d'objet, du design graphique mais aussi du design d'interaction. Ce livre détaille leurs méthodes de travail, leurs sources d'inspiration ainsi que les liens qu'ils ont pu nouer avec des professionnels du monde du design ou d'autres milieux connexes au fil des projets. Illustré avec une quarantaine de photographies couleur, l'ouvage donne à voir certains exemples représentatifs du travail du duo Pinaffo Pluvinage et intégre des documents d'archive inédits (croquis, outils, prototypes, etc.).